"§"
à l'usage du dauphin (W3)
Als lat. "ad usum delphini" bzw. "in usum delphini", frz. "à l'usage du dauphin", kennzeichnete man früher jugendfreie Fassungen von Büchern. Diese wurden (sicherlich aber nicht zum ersten Mal) zur Benutzung durch den "Dauphin", lat. "delphinus", den Kronprinzen von Frankreich hergestellt.
Die Redewendung lat. "ad usum delphini" oder "in usum delphini" bezieht sich auf die Bezeichnung frz. "Dauphin" (lat. "Delphinus"), die von 1349 bis 1830 die Kronprinzen, also die französischen Thronfolger bezeichnete. Die Bezeichnung frz. "Dauphin" wiederum bezieht sich auf die historische französische Landschaft "Dauphiné" im Burgund. Diese Landschaft war traditionell der erste Besitz der französischen Thronfolger.
Das geschichtliche Vorspiel geht zurück ins 12. Jh.. Der Beiname frz. "Dauphin" bezog sich auf die Grafen von Albon, dann wurde frz. "Dauphin" zum Titel der Grafen von Vienne, deren Land, die "Dauphiné" im Jahr 1349 an die französische Krone fiel. In diesem Jahr 1349 verkaufte der letzte "Dauphin" die "Dauphiné" an die französische Krone. Diese bestimmte die "Dauphiné" zur Ausstattung (Apanage) des Thronfolgers, verlieh sie aber bald nicht mehr und vereinte sie 1560 mit der Krondomäne.
Die Bezeichnung frz. "Dauphin" bezog sich also zunächst auf den Herrscher der "Dauphiné". Diese wurde ab 1349 dem französischen Thronfolger als Apanage (zu lat. "ad" = dt. "zu", "hinzu" und lat. "panis" = dt. "Brot"), als Zubrot, überlassen, wodurch dieser standardmäßig zum "Dauphin" wurde. Und schließlich bezeichnete frz. "Dauphin" den französischen Thronfolger - und zwar ab 1560 auch unabhängig vom Besitz der "Dauphiné".
Damit war der Weg frei zur Bildung der Redewendung lat. "ad usum delphini" bzw. "in usum delphini", frz. "à l'usage du dauphin". Im Jahr 1668 ließ der von Ludwig XIV. zum Gouverneur des Dauphin ernannte Herzog von Montausier (1610-90) von Bossuet und Huet Ausgaben der alten Klassiker besorgen, worin die anstössigen Stellen aus dem Text weggelassen und erst am Schlusse zusammengestellt wurden. Es entstand also eine spezielle, "entschärfte" Ausgabe "zum Gebrauch des Dauphins". Seitdem wendet man diesen Ausdruck auf alle aus Sittlichkeitsgründen verstümmelte Schriften an.
(E?)(L?) http://www.expressio.fr/expressions/a-l-usage-du-dauphin.php
A l'usage du dauphin
Se dit d'un texteOrigine
- expurgé de ce qui pourrait choquer le public auquel il est destiné ;
- adapté pour les besoins d'une cause.
Ici, "le dauphin" ne s'appelle pas "Flipper", mais plutôt "Louis de France", appelé "le Grand Dauphin", lorsqu'il était encore l'héritier théorique de la couronne alors que son père Louis XIV régnait, "dauphin" désignant le fils aîné du roi, celui qui devait normalement lui succéder.
Cette expression est la version française du latin "Ad usum delphini", locution placée sur la collection d'ouvrages anciens latins et grecs que le sévère duc de Montausier destinait au dauphin dont il était le gouverneur.
En effet, ces ouvrages, venus d'auteurs comme Juvenal, Homère ou même le contemporain Racine, destinés à être lus par Louis de France au cours de son instruction, avaient été adaptés ou expurgés de leurs passages considérés comme incompatibles avec la bonne éducation qui sied à un jeune et futur monarque.
Dans le Grand Larousse du XIXe siècle paru en 1870, Pierre Larousse indique « les poètes latins subirent de nombreuses mutilations, et les passages qui n'étaient pas d'une chasteté rigoureuse furent effacés de leur oeuvre ».
Il y cite d'ailleurs l'exemple suivant pris dans Esther de Racine, où les vers
« Lorsque le roi, contre elle enflammé de dépit,
La chassa de son trône ainsi que de son lit »
deviennent
« Lorsque le roi contre elle irrité sans retour,
La chassa de son trône ainsi que de sa cour »
et où on peut juger du niveau de la censure.
Mais outre l'usage premier, cette locution, surtout au XIXe siècle, s'est aussi appliquée à des ouvrages transformés pour travestir la vérité ou faire circuler des théories différentes de celles communément admises, comme on peut en trouver actuellement, par exemple, aux États-Unis, chez les partisans de la théorie du créationnisme (laquelle s'oppose, bien entendu, à celle de l'évolutionnisme de Darwin, mais aussi à celle, encore plus solide, du pastafarisme).
D'ailleurs, dans Illusions perdues, Balzac fait dire à un jésuite : « (...) l'histoire officielle, menteuse, que l'on enseigne, l'Histoire ad usum delphini ; puis l'histoire secrète, où sont les véritables causes des évènements, une histoire honteuse ».
Cette expression est généralement employée de manière ironique ou péjorative.
Exemple
« Sainte Thérèse : La petite fille gâtée et capricieuse devenant une carmélite docile et obéissante. (...) Elle avait soif du renouveau biblique, elle regrettait de ne point disposer de la Bible tout entière qu'on n'éditait alors qu'en latin pour les doctes en la confisquant à l'usage du dauphin. »
Chrétiens Magazine - Article d'octobre 2008
Ailleurs
Si vous souhaitez savoir comment on dit « A l'usage du dauphin » en anglais, en espagnol, en portugais, en italien ou en allemand, cliquez ici
(E?)(L1) http://www.gutenberg.org/browse/authors/m
Maréchal, Sylvain, 1750-1803
Apologues modernes, à l'usage du Dauphin, premières leçons du fils ainé d'un roi (French) (as Author)
(E?)(L?) http://www.noslivres.net/
(E?)(L?) http://www.gutenberg.org/files/25839/25839-h/25839-h.htm
Maréchal, Sylvain: Apologues modernes, à l'usage du Dauphin - premières leçons du fils ainé d'un roi
(E1)(L1) http://books.google.com/ngrams/graph?corpus=7&content=à l'usage du dauphin
Abfrage im Google-Corpus mit 15Mio. eingescannter Bücher von 1500 bis heute.
Frz. "à l'usage du dauphin" taucht in der Literatur nicht signifikant auf.
(E?)(L?) https://corpora.uni-leipzig.de/
Erstellt: 2017-09